Comme tout le monde, sauf les menteurs, je ne sais pas qui je suis, c'est pas pour ça que je ne sais rien sur moi.
Bonjour, je m'appelle Marie, j'ai dix neuf ans moins quelques heures.
Je suis une grande blonde d'un mètre 60 et 1 qui a les cheveux châtains et pas envie de l'avouer.
Apparemment j'ai les yeux bleus, c'est ce qu'on m'a dit, fin moi je les ai toujours vu gris noir chelou. Peut importe, si il y a bien une chose que jamais je ne voudrais jamais changer sur moi, c'est mes yeux.
Je suis, petite et ronde, et putain !! J'aime ça !
Je suis juste moi Marie, avec un physique attractif et absolument aucun talent pour la modestie.
Aucun talent pour la modestie, mais une passion découverte récemment pour la franchise. Quelques talents pour celle-ci qui m'impressionnent myself.
Paradoxalement, de grandes facilités pour le mensonge et l'affabulation.
J'ai compris qu'il faut savoir en user mais pas en abuser, juste ce qu'il faut pour se sortir d'un mauvais pas, mais ne jamais s'en servir pour se rendre digne d'intérêt.
Ah ! L'intérêt.. Je ne me sens pas seule, je suis une solitaire, j'ai besoin d'espace. Ce n'est pas un problème de solitude, c'est un problème d'intérêt.. Je n'ai jamais vraiment eu l'impression d'être intéressante.
Quand on se rend compte que lorsqu'on ment sur soi, on arrive à créer un personnage qui intéresse les autres. Douce pente savonneuse.. Puis un jour, on se réveille et on se rend compte que l'on n'est pas celle que l'on est, paradoxe.
Paradoxale ! Qui ça ? Mwa ??
Alors un corps avec lequel je suis à l'aise et un « huge » besoin d'attention.. Huuum voyons voir où cela nous mène..
Et bien sa ne mène pas très loin.. Ca mène à deux ans de « trying to be your friend again ». Ça mène à des problèmes relationnels avec son pote appelé body, cet allié qui nous a trahi quelque part.. Rédemption.
Certes la gente masculine s'intéresse a « toi », mais c'est un intérêt légèrement superficiel.
Est-ce que j'ai donné, a ceux que je n'intéresse pas, une chance de s'intéresser a moi ? Le temps ? Je suis une impatiente, je suis une angoissée.
La deuxième chose à laquelle je tiens :
Cette faculté à pardonner, ce pouvoir. Pardonner aux autres autant qu'à moi-même. Je/il rate, Je/il recommence, si c'est mieux la deuxième fois, la première d'efface.
Le verbe d'action « se relever » n'a pas de sens sans le pardon, pour moi en tout cas. C'est une valeur essentielle, un devoir.
Alors me voila, toujours là, « riche de tout ce que j'ai perdu » dirai Jennyfer. Un peu plus prude, une peu plus grande. Parait qu'on regrette quand on a 50 ans alors je le dis avant qu'il soit trop tard :
J'ai 18 ans.

